Vers un gène de l’obéissance ?

L’aboutissement d’un asservissement, presque volontaire…

« La gêne du commandement fatiguera avec celle de l’obéissance. » Montesquieu

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Photo by National Cancer Institute on Unsplash

Avec la crise du Covid19 qui débuta en Chine en novembre 2019, puis en mars 2020 a contaminé toute l’humanité, les gouvernants sont restés dans leur schéma politique de réélection. Ils ont continué à servir les doléances de leurs maîtres, ceux qui détiennent le vrai pouvoir, celui du complexe militaro-industriel, celui de la surveillance, celui de la data, le nouveau pétrole du 21éme siècle, des outils connectés pour votre hédonisme. Et si cet épisode n’était qu’une belle opportunité pour nos gouvernants de mettre au pas leurs populations respectives sans haine et sans arme, d’innover dans l’obéissance ?

La démocratie qui s’impose au reste du monde

Ces capitalistes libertariens, qui ont les moyens financiers d’un pays, ont aussi à leur disposition les outils les plus efficaces pour servir leur propagande, religions, sectes, médias. Ils connaissent les turpitudes de l’Homme, sa propension à servir son maître, à sur-obéir. Mais aussi ses vices, ses plaisirs coupables, drogues, pédophilie… Et tout cela avec le mot «démocratie» plein la bouche.

En 1669, le philosophe John Locke dans sa proposition de constitution pour l’État de Caroline, précisait vouloir « éviter de fonder une démocratie du grand nombre. » Il faut entendre que la démocratie du grand nombre, la démocratie pure n’est pas acceptable.

Pendant la révolution française, ceux qui vont s’approprier le mot en terme positif auront la tête coupée. La plèbe préférait la « république ». Il fallait se méfier de la démocratie, car elle apporte l’anarchie, la tyrannie, la misère, la banqueroute et enfin le despotisme.

Au XIXéme siècle, on déplorait les « fléaux » de la démocratie. Elle était perçue comme un régime qui ne séduit que les « infidèles » et les licencieux.

En 1869, le nom de républicain est remplacé par le mot démocrate, car ce mot s’accomode plus volontiers de tous les régimes.

La démocratie et les robots biologiques

Les minorités gouvernantes ont donc besoin, pour asseoir leur pouvoir, d’un certain nombre d’outils, des lois générales d’organisation sociale, la religion joue ici son rôle de propagande. Un gouvernement pour organiser la zone géographique sur laquelle s’applique la loi. Un système de règlement social d’atteinte à la Loi. Puis un bras armé pour contraindre à l’obéissance à la Loi. Cette ploutocratie doit donc vendre du consentement pour que la plèbe puisse adhérer au maximum à leur volonté. Il faut que l’individu admette que sa liberté est un dû alors qu’elle est un droit. L’individu devient donc libre d’obéir.

Mais alors, ils leur manque un outil fondamental à leur enrichissement. Ils ont beau contrôler l’information, les sources des connaissances, ils n’arrive pas à obtenir les bons robots biologiques nécessaires à leur économie prédatrice.

Très économique, le robot biologique a une efficience au travail sans équivalence. Il est doué d’une grande intelligence et peut être optimisé grâce au génie biomédical. Pour les tâches répétitives ou lourdes, il peut être remplacé par un robot électromécanique qui limitera les blessures. Tout est en place pour l’avènement d’une nouvelle société !

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Photo by Artyom Kim on Unsplash

Le robot biologique, formidable mais fragile !

Comme d’habitude, ce projet est inconcevable dans notre Occident vieillissant, bourgeois, bouffi de ses certitudes et de son bon droit, attaché à ses valeurs des droits humains qu’il bafoue à l’envie selon ses propres intérêts économiques. L’Homme n’est plus qu’une variable d’ajustement, on lui donne l’impression de sa liberté, du pain et des jeux… un semblant de couverture sociale et s’il pouvait la payer avec ses maigres revenus, ce serait idéal !

Malheureusement, le robot biologique reste fragile. Il doit se maintenir en forme, tout est prévu ! On va distiller dans les esprits et dans les cœurs l’injonction de faire de l’activité physique, du sport, on va lui vendre l’image du beau corps des champions. Les théories de l’Eugénisme naissent en 1883 avec les travaux de Sir Francis Galton, britannique, cousin de Charles Darwin. De nombreux scientifiques et médecins se sont reconnus dans les thèses du darwinisme social. Les religions ont aussi eu leur part. C’est l’ensemble de méthodes et pratiques visant à sélectionner les individus d’une population en se basant sur leur patrimoine génétique. Ce mouvement a connu son apogée avec le nazisme et s’est nourrit de son obsession de la décadence, les maladies, les vices, l’hygiène, le malthusianisme, la fécondité, le mariage… Une douce musique sans violence et sans haine, qui peut tout expliquer. Tout expliquer pour que le robot biologique continue à obéir !

Il doit aussi se reproduire, ce qui nourrit son cerveau reptilien, pour créer des petits robots à son image.

Comme tout courant de pensée, pour le justifier, on le nourrira de chiffres, de mathématiques, on créera des théories, des statistiques qui deviennent alors une arme, quoi de mieux que la loi normale de Gauss ? On élimine ainsi les deux extrémités de la courbe, les « phénomènes de bords », par stérilisation forcée, régime alimentaire, euthanasie…

Et on obtient ainsi une race pure et parfaite physiquement douée pour le travail, le moteur nécessaire à l’énergie financière.

Tout cette théorie nauséabonde a été mis en place par un respectable médecin français, Alexis Carrel qui fût prix Nobel de Médecine en 1921. Des rues françaises portent son nom en souvenir, la patrie reconnaissante !

L’eugénisme et ses dérives pour admettre le robot biologique

Les thèses eugénistes ont été discréditées dans les années 50. Mais elles ont eu leurs adeptes, notamment Davenport aux Etats-Unis, subventionné par Andrew Carnegie. En Europe, avec la fondation Rockefeller, la Suisse a adopté des lois eugénistes en 1928, puis le Danemark, l’Allemagne en 1933, suivi de la Suède, Norvège, Finlande, Estonie. Tous pratiquaient des stérilisations forcées pour limiter les maladies « héréditaires » comme la faiblesse d’esprit, le crétinisme, la prostitution, l’alcoolisme, la criminalité, l’épilepsie…

C’est la biologie moléculaire qui discréditera l’eugénisme. Mais la théorie fait peau neuve dans les années 60–70 au Royaume-Uni avec le Galton Laboratory, subventionné par la fondation Rockefeller. Ces thèses ont voyagé dans le temps, elles sont devenues molles au fur et à mesure.

L’eugénisme ne doit pas être regardé uniquement par le prisme de la génétique, ou des statistiques génétiques, il faut aussi tenir compte de son aspect utilitaire. La sélection génétique est avant tout faite pour améliorer le rendement économique des plantes, des animaux d’élevage. L’eugénisme et l’utilitarisme sont intriqués. Quand John Stuart Mill définit la notion de «welfare» c’est dans un but utilitaire, il réconcilie le travail et le plaisir. On retrouve ici les thèses de Herbert Backe, organisateur du plan famine en 1941, de Reinhard Höhn (1904–2000), juriste de la SS qui a grandement inspiré le management moderne à travers son école à Bad Harzburg. Il a notamment défini comment faire disparaître l’État au profit de la «Communauté», définie par la race et son espace vital. Pour Höhn, l’État n’est qu’un outil au profit de la tribu. Cette transformation n’est possible que si le management a une certaine liberté d’action. L’État est une invention du droit romain, les germains étaient organisés en tribus. Les nazis savaient qu’ils ne pouvaient faire accepter le travail dans le camps uniquement par la schlague, il fallait le management par objectif, l’ «Auftragstaktik». Celui-ci était précédé par une mise au pas, «Gleichschaltung».

Les méthodes de l’Ecole de Bad Harzburg reposent sur une maxime : «La liberté d’obéir, l’obligation de réussir.» 600’000 cadres de la RFA sont passés par cette école. Il est intéressant de regarder cette histoire du management au prisme des réformes successives et drastiques de l’État actuel, du calcul du meilleur coût qui va dans le «sens du peuple». Dans notre actualité, les réformes des systèmes de santé s’effondre à la moindre épidémie, non pas par la létalité du virus mais par sa contagiosité, qui sature les services. Privatiser la santé sous prétexte que cela est plus «efficient»? Nous attendons toujours les preuves!

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Photo by Bruno Figueiredo on Unsplash

Il en va de même d’ailleurs de l’efficacité du système nazi qui n’a jamais prouvé la supériorité du «Happy Management». Le travail sera toujours une torture nous ne pouvons que tenter maladroitement de réduire sa douleur intrinsèque, peut être déjà en travaillant pour son propre compte? Ou peut être une mise en commun réduite? A l’image des phalanstères de Fourier?

Mais comment le génie biologique peut-il « optimiser » le corps du robot?

En 2000, la société Celera Genomics a annoncé avoir décodé le génome humain. Cette annonce a suscité de nombreuses convoitises. En effet, sous prétexte de découvrir les nouveaux médicaments, il devenait possible de breveter les gènes.

Un autre exemple ou l’eugénisme et l’utilitarisme se retrouvent, les assurances ont tout intérêt à vous faire remplir un questionnaire de santé pour déterminer votre prime d’assurance. Certains comme AXA n’a pas hésité à imposer une augmentation de son assurance de 180 % aux parents d’enfants handicapés.

En 2012, une équipe de chercheurs, dirigée par Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna, crée une sorte de paire de ciseaux qui permet de faire de l’édition génétique, le CRISPR-Cas9, il permet l’expression des gènes, de réparer le génome. Cet outil formidable est utilisé dans tous les labos de génie génétique du monde, c’est cet outil qui a permis la création de bébés chinois, génétiquement modifiés, en 2015.

Mais comment «optimiser» le cerveau du robot?

Les drogues mon ami ! Tout est là ! La science peut bloquer les passions tristes du robot biologique. Elle peut optimiser sa productivité, son efficience. Tous les théâtres d’opérations militaires sont l’occasion d’optimiser les drogues, de réduire leurs effets négatifs, comme la Pervitin. Les drogues sont aussi de formidables outils pour abolir les barrières psychiques, à l’image de l’alcool. On peut gaver le robot biologique pour qu’il se nourrisse peu. On peut déjà développer sa musculature, sa résistance à la fatigue, sa meilleure oxygénation, sa récupération.

Il y a aussi l’électrocution à basse tension, la torture. « Les chocs infligés dans la salle de torture (d’Abou Ghraïb) suivirent immédiatement les chocs économiques les plus controversés administrés par Bremer. » Il faut garder à l’esprit que la torture est légale dans la première « démocratie » et que cette république impose son Droit au monde.

Nous connaissons tous les expériences de Milgram et de Stanford qui analysent les mécanismes psychiques et qui démontrent les prédispositions humaines à surobéir. Bien que le gène de l’obéissance n’existe pas. Serait-il possible de favoriser cet élément indispensable au bon fonctionnement du robot biologique?

Il existe «la science de la peur». Les travaux de Ewen Cameron sur la génétique du comportement et Donald Hebb donneront le projet MK-UlTRA et le manuel KUBARK.

Jusqu’à quel point l’Irak est ou a été une zone d’expérimentation? En 1985, 89 % des irakiens savaient lire et écrire…Les filles allaient à l’école… Et maintenant?

A Guantanamo, il existe une «cabane de l’amour», les prisonniers y sont amenés lorsque les américains sont certains de leur innocuité, juste avant leur libération. Dans cette pièce, ils peuvent consommer à volonté des films hollywoodiens et se gaver de junk food… après deux ans de torture quotidienne.

Peut-on envisager une reprogrammation génétique qui favoriserait l’obéissance?

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Photo by Jay Wennington on Unsplash

La Chine fait le sale boulot de l’occident, mais qui finance?

La Chine mène actuellement la recherche du monde. C’est le pays qui dépose le plus de brevets mais qui finance cette recherche? Elle était l’usine du monde, elle est devenu le laboratoire sans aucune limite, notamment en matière de droits des individus, concept occidental. Dans quelques années, il sera possible d’optimiser les soldats, les chercheurs, les dirigeants… ils collaboreront, ils créeront et utiliseront une intelligence collective qui sera possible de sauvegarder sous forme de protéines par exemple, que l’on pourra transmettre grâce à un brin d’ARN. Tout est en place!

Mais comment diffuser ce gène formidable?

Là aussi, tout est prêt! Tout a déjà été mis en place, utilisé quotidiennement, le virus est le véhicule idéal. Il faut trouver un virus très contagieux et peu ou pas mortel.

Voici les implantation de l’institut Walter Reed dans le monde et qui existe depuis 1893 :

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L’outil idéal! Certains seront malades, mais nous avons la technologie pour les soigner. La plupart seront porteurs sains. Tous seront obéissants! Ils seront libres d’obéir mais auront l’obligation de réussir! On pourra continuer à leur vendre du pain et des jeux, des élections pour leur donner le consentement à la démocratie. Ils seront les meilleurs soldats de la guerre économique, ils n’auront plus de passions tristes comme les riches ou les pauvres, la droite ou la gauche, les ouvriers ou le patron, ils seront enthousiaste! Une montre connectée pour que l’on puisse connaître leur santé et leur préparer des ordonnances de soins.

Et pour les « phénomènes de bords », nous utiliserons les bonnes vieilles méthodes à moindre coût, le tracking, le naming et le shaming puis la mort sociale avant la mort réelle. Nous utiliserons leurs organes pour réparer nos meilleures éléments ou les plus riches, le reste sera recycler dans nos industries. Les khmers rouges avaient la même pratique : «Ce qui est pourri doit être retranché!»

Impossible! Inacceptable! Droit de l’homme! Théorie du complot! Science-fiction! Vraiment?

Bibliographie :

Libres d’obéir — Johann Chapoutot — 9782072789243
Le hasard et la nécessité — Jacques Monod — 9782757844489
Le sexe et la mort — Jacques Ruffié — 9782738160393
La stratégie du choc — Naomi Klein — 9782330026608
Démocratie et Totalitarisme — Raymond Aron — 9782070324293
Démocratie — Francis Dupuis-Déri — 9782895963141
« Histoire politique d’un mot aux Etats-Unis et en France »

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Animal d'histoires et de récits

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