Nos amis les djihadistes… (Part two)

l’Occident en Afrique, tous unis contre les amis djihadistes ?

La France se met aussi à créer les conditions de ventes propices à son industrie d’armement. A l’image de son maître américain. Elle utilise les amis djihadistes pour créer les conditions nécessaires à l’effacement de ses propres turpitudes comme le financement de ses campagnes politiques. A l’image des aventures de Nicolas en Lybie, pour abattre et faire taire Khadafi l’africaniste à propos de son idée de Dinar-Or ? Comme Saddam Hussein ?

Peut-être règle-t-il un compte personnel à propos de son ex épouse qu’il avait envoyé sauver des infirmières ?

Puis il envoi alors son gentil toutou, le sherpa BHL, en avion privé. Finalement pour quel objectif ? Quelques gouttes de pétrole ? Pour se venger d’un attentat perpétré par les services lybiens ? Pas si sûr qu’il soit coupable… Ce qui est sûr, c’est que son impréparation, son manque de stratégie, de connaissances a semé le chaos ! En négligeant le fait que le DRS (Département du Renseignement et de la Sécurité) soutenait secrètement la Lybie de Khadafi par une aide logistique et militaire. Par exemple, l’Algérie avait signé un contrat de fourniture de 500 véhicules avec Juppé. Et les véhicules seront identifiés par l’armée française lors de son intervention ! Avec l’aval des américains, car les USA et le Royaume Uni ont aussi des accords secrets avec l’Algérie comme vous le verrez plus loin.

Le terrorisme économique !

En fin 2012 — début 2013, les événements se bousculent ! Les amis djihadistes originaires de Lybie, le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), commencent à devenir ingérable dans les pays du Sahel. Le Mali appelle à l’aide et c’est l’opération Serval. La France demande alors l’autorisation de survol du territoire algérien (qui a eu lieu le 13 janvier 2013), ce qui est accordé par le président Bouteflika. Mais la décision du président algérien provoque l’ire du DRS qui considère cet acte comme une violation de son territoire et un empiètement sur sa zone d’influence.

Les forces françaises vont rétablir l’ordre dans la région. Mais elles n’ont pas les moyens de s’établir sur zone. C’est alors que la France va recycler le plan de « merde » américain, en français dans le texte ! La définition de Condolezza Rice… Le Pan Sahel Initiative a coûté la vie à 3 Navy Seals qui accompagnaient alors un négociateur américain, dans le Tillaberi (Niger) au retour de Tera, la route qui mène à l’Oudalan (Burkina Faso) ou le Soum (Burkina Faso)… Que faisait-il là ? A l’entrée du G 5 Sahel, une zone carrefour de la drogue, le haut de la boucle du projet ferroviaire Sachant que cette zone est riche en Or, en Hydrogène et terres rares…

Il semble que l’hydrogène naturel, décarboné, soit le plus prometteur!

Commence alors l’enlisement apparent des forces françaises au Sahel. Les commandos vont surveiller le désert, le G5 c’est 7 fois la France ! La légende du djihadisme est la solution la plus économique pour contrôler une telle zone !!!

Pour en finir avec l’horreur de la guerre occidentale avec ses amis djihadistes regardons maintenant la Syrie.

Le terrorisme light !

L’intervention en Syrie résulte d’un plan israëlien daté de 1954. A l’époque Israël souhaitait que les occidentaux s’engage auprès de lui au proche-orient. Il est coutumier du fait. Dès qu’il se sent un peu seul au moyen-orient, il met une bombinette chez ses amis occidentaux pour les rappeler à leurs promesses… une pratique détestable!

Les alaouites, une minorité chiite dans un pays à majorité sunnite ont été mis au pouvoir par les français dans les années 20, suite aux accords Sykes-Piccot.

Hafez al Assad prend les rênes du pouvoir en 1970 jusqu’à son décès en 2000.

A la fin des années 90, Hafez al Assad entame un processus de paix avec Israël. Mais l’arrivée de Sharon au pouvoir va tuer le projet dans l’oeuf!

Après le 11 septembre, Bachar al Assad coopère à la lutte contre « Al-Qaïda », ses services renseignent sur le mouvements des frères musulmans en Syrie et en Allemagne…

Mais le 6 mai 2002, le faucon Bolton décide de son propre chef d’inclure la Syrie dans l’axe du mal ! Quels sont les intérêts économiques qui sont derrière Bolton ?

En 2003, la Syrie ne s’associe pas à l’offensive américaine en Irak. Elle le paie au prix fort en « accueillant » entre 1 et 1,5 million de réfugiés irakiens.

Le 14 février 2015, l’attentat de Rafic Hariri à Beyrouth place la Syrie dans le collimateur de l’Occident très (trop) opportunément si on sait qu’il existe un projet de morcellement de la Syrie avec le plan Yinon !

Dès 2005, les administrations Bush, puis Obama financent des groupes d’opposition et des activités clandestines. Puis en 2007, la stratégie commune judéo-chrétienne est en marche ! Le renversement du gouvernement syrien est mis en place à partir de 2009.

Nous sommes en 2012… l’Occident (USA, France et UK) a formé et armé toutes les phalanges opposées à Assad… C’est l’opération Timber Sycomore, financée par les saoudiens. Les rebelles ont été formés sur la base turque de Kirsehir pour former le Jabhat Fath al-sham (ex Jabhat al Nosrah) réputé « modéré ». Ce « régiment » est composée de plusieurs phalanges qui avaient des spécificités un peu particulière pour des djihadistes « light » !

- l’armée de l’islam (Jaïsh al islam), soutenue par l’Arabie saoudite, les Etats-Unis et la France, enfermait les chrétiens dans des cages montées sur véhicule comme bouclier.

- la phalange Khalid Bin al-Walid, soutenue et armée par la France et qui fait partie de l’EI depuis 2014. Cette phalange tenait le quartier de Baba Amr à Homs en mars 2012, et c’est là que l’armée syrienne a capturé 13 officiers français.

- le Mouvement Nour al-din al Zinki qui a reçu des missiles TOW. Faisait partie des casques blancs financé par les USA et le Royaume Uni. Il aimait manipuler le chlore ! Faire croire que Assad bombardait sa population… très efficace pour la propagande.

- D’autres manger le coeur de leurs prisonniers, faisait égorger les prisonniers par des enfants…

La majorité de ces groupes se retrouveront dans la poche d’Idlib ou ils seront protégés par la coalition et par la propagande. L’État Islamique coopère sans aucun problème avec Tsahal ! Bref… on s’arrange, Business as usual !

Mais le scénario huilé occidental n’a jamais tenu compte des réalités de terrain… Et ces “djihadistes modérés” ont commencé à massacrer les chrétiens d’Orient en Mai 2012! L’ONG française SOS Chrétiens d’Orient a été utilisée pour acheter et fournir des armes aux milices chrétiennes qui se sont rangées aux côtés de l’armée régulière syrienne (bien qu’en majorité sunnite, elle est restée fidèle à son chef). La minorité chrétienne a toujours été proche de la minorité alaouite en Syrie. Les choses de la vie ne sont jamais noires ou blanches !

Alors faisons les comptes… avec ce terrorisme provoqué par les judéo-chrétiens, combien de morts ? 5 millions ? 10 millions ? Comment dit-on shoah en arabe?

Jusqu’où va aller l’Occident dans sa folie djihadiste ? Il semble que les intérêts économiques à la manœuvre soient sans limite. Vous avez ouvert une boîte de pandore qui ne se refermera jamais et qui causera votre perte !

Pourquoi tous les événements se passent dans des zones riches en matières premières ?

Pourquoi les soldats acceptent de mourir pour des ressources ? Pour protéger les zones de prospection ?

Il serait utile d’analyser les opérations dites « militaires » de Barkhane ?

Que transporte vraiment les véhicules militaires français à travers le Sahel ? Des militaires ? Des ingénieurs civils ?

Un conducteur de VAB (Véhicule de l’Avant Blindé) qui explose sur une mine parce qu’il a roulé sur les mêmes traces qu’hier, est-ce réellement un mort au combat ?

Que va transporter la boucle ferroviaire Bénin-Niger-Burkina-Côte d’Ivoire ?

Mais toutes ces « guerres » ont-elles finalement une utilité ? Mise à part le bénéfice des industries de l’armement ?

Elles justifient l’avénement du capitalisme autoritaire, avec son pendant, la disparition de l’État tel que nous le connaissons. Le territoire sera administré par des agences ad-hoc, la guerre sera pleinement privatisée, il y aura une conjonction des missions de police et celles de l’armée traditionnelle. Le modèle existe déjà ! C’est celui des Zetas au Mexique… les forces spéciales deviennent des amis djihadistes.

« (…) Monsieur le président, on peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer. (…) »

Déclaration du Commandant Hélie Denoix de Saint Marc, le 5 juin 1961, condamné pour avoir fait son libre choix.

Bibliographie :

Gouverner par les fake news de Jacques Baud — ISBN 9782315009565

Géographie de la colère d’Arjun Appaduraï — ISBN 9782228904087

L’Afrique, nouvelle frontière du djihad de M-A Pérouse de Montclos — ISBN 9782707192103

Une guerre perdue de M-A Pérouse de Montclos — ISBN 9782709666039

La tragédie malienne collectif — ISBN 9782363581068

La guerre de l’ombre en Syrie de Maxime Chaix — ISBN 9782367601663

Pourquoi perd-on la guerre ? De Gérard Chaliand — 9782738139306

La société ingouvernable de Grégoire Chamayou — 9782358721691

Los Zetas Inc de Guadalupe Correa-Cabrera

Le cas particulier de l’Algérie

L’Algérie a trouvé, depuis la fin des années 80, quelques intérêts dans le djihadisme, c’est finalement pratique pour les attaques sous faux drapeau. C’est idéal pour les guerres internes de prise du pouvoir entre l’armée et le département du renseignement et de la sécurité.

Ainsi le DRS va améliorer encore le système. En effet, le problème du djihadiste, même ami, c’est qu’il est souvent brouillon, rien ne vaut un bon soldat bien formé ! Mais ce n’est pas le même prix pour la formation ! Le DRS va alors inventer le zoubatovisme djihadiste !

Il faut garder à l’esprit que les services spéciaux algériens ont été formé en URSS, le DRS est parfaitement bien rôdé aux techniques de subversions, à la guérilla.

Le zoubatovisme, du nom de Sergueï Zoubatov, célèbre policier de l’Okhrana, la police politique du Tsar Nicolas II. Elle fût en charge de lutter contre les organisations ouvrières anarcho-communistes des révolutions russes de 1905 à 1917. Zoubatov infiltrait les organisations pour retourner les participants, pour provoquer des rixes mais aussi donner l’apparence de soutenir le mouvement…

Le DRS dans les années 90, les décennies noires, est confronté à un problème avec le FIS, s’il souhaite garder son pouvoir, il doit discréditer le Front Islamique du Salut et sa branche armée l’AIS. Le FIS avait en effet eu le mauvais goût d’être la préférence de la population algérienne aux élections.

Le terrorisme pédagogique !

Avec la fin de la guerre d’Afghanistan contre l’URSS, Les Moudjahid sont retournés dans leur pays respectifs, notamment en Algérie, où ils ont atterri en prison, on y retrouvera Mokhtar Belmokhtar (MBM).

Donc le DRS va créer différentes cellules, on procède en « Starfish », chaque cellule est indépendante : le GIA(Groupe Islamique Armé) basé dans les villes, le MIA (Mouvement Islamique Armé) basé dans les montagnes, le FIDA (Front Islamique du Djihad Armé), chacun va imposer la terreur sur l’ensemble du territoire, principalement sur les populations pour qu’elles choisissent le « bon » parti !

A l’image des chasseurs noirs de Dirlewanger qui ont « aseptisé », principalement en Pologne, « l’espace vital » nécessaire à l’expansion du Reich. L’Algérie a recréé Biribi ! Les Bat’ d’Af mais sauce djihadiste…

Ainsi, le 26 août 1992, une bombe à l’aéroport d’Alger qui fera 9 morts et 128 blessés revendiqué par Anouar Hadem du FIS, c’est le début de la guerre civile.

La valse infernale du couple DRS-GIA commence dès 1993, Larbi Belkheir, sous-lieutenant dans l’armée française en 62, est l’homme de l’ombre au coeur des relations avec la France, les Etats-Unis, le Maroc, la Lybie, l’Arabie Saoudite, il sera à l’origine de l’idée de la candidature d’ Abdelaziz Bouteflika à la présidence. Et son compère Mohamed Mediène dit Toufik, le dieu de l’Algérie vont créer leur « Guantanamo » dans le sud algérien avec 10’000 « barbus » tous « évadés » de prison. Lambèse par exemple, les camions les attendaient un peu plus loin… De 10’000, ils vont être 25’000… Et là, la junte militaire va les rendre bien féroce ! Pour mener des actions terroristes « pédagogiques ! », armer des jeunes délinquants sympathisants du FIS, à Ben Aknoun par exemple, puis désigner la cible parmi la liste des opposants de la junte militaire en place. Enlèvements, disparitions… le chanteur Matoub Lounès, des médecins, des professeurs… 6’000 assassinats ! Le massacre de Bentalha, les moines de Tibihirine… la liste est longue, on estime à plus de 200’000 morts algériens et l’horreur va durer jusqu’en 2003.

Puis le GIA fera sa révolution et créera ses métastases en fonction des dissidences, des opportunités. Les amis djihadistes d’obédience salafistes se finance sur l’impôt révolutionnaire sur la rente pétrolière (97 % des exportations algériennes), la Sonatrach qui est la machine à cash du régime et de ses amis(on estime à 1’000 milliards de dollars dépensés en 20 ans de règne Bouteflika), l’enlèvement… et va étendre son influence néfaste encore plus au sud. Il se financera aussi sur les trafics en protégeant les convois remontant du Sahel vers la méditerranée. En 2003, l’Algérie est un nouvel allié des Etats-Unis et va permettre de mettre en place le front transsahélien en multipliant les attaques sous faux drapeau et “contraindre” les pays alentour à lutter contre le terrorisme. Un des acteur de ses attaques et prises d’otages sera un agent de la DRS nommé El Para.

Condolezza Rice l’appellera le « Plan de merde ! » Qui sera en charge du sale boulot? Les américains? Non! Les chasseurs noirs du DRS!

Les choses ont-elles vraiment changés en Algérie depuis ?

Début 2013, le DRS prépare sa réponse à l’outrage français et la liberté prise par Bouteflika d’autoriser l’occident à venir jouer dans le pré carré algérien… Une pure attaque sous faux drapeau !

Le 16 janvier 2013, le DRS lâche ses chasseurs noirs sur le site gazier de Tiguentourine près d’In Amenas qui borde la frontière lybienne. Le commando est dirigé par Mohamed Lamine Bouchneb (MLB) qui sera tué dans l’assaut de l’armée algérienne, fidèle lieutenant de Mokhtar Belmokhtar (MBM) !

Ils sont tellement en confiance qu’ils communiquent avec leur téléphone! Les enregistrements des conversations seront interceptés et authentifiés. Les journalistes japonais publieront les bandes. On entend MBM dire qu’il ne faut pas tuer les otages mais faire sauter les installations…

Le site est géré par une joint venture entre BP, Sonatrach et Statoil.

Le commando de 30 hommes attaque à 5h40 du matin le site, le premier tué sera Paul Morgan (sans doute le hasard) qui prenait le bus pour rentrer après sa démission. Il était le responsable de la sécurité… Il y avait 700 algériens et 130 étrangers employés sur le site.

L’armée algérienne va donner l’assaut le 17 janvier. La zone est « traitée ! » comme on dit pudiquement chez les militaires… Sauf que les choses ne sont pas aussi simples et il y a eu des erreurs. Notamment les gendarmes en charge de la sécurité du site vont résister et les djihadistes vont riposter et feront une cinquantaine de victimes. Aucun djihadiste ne devait survivre à l’assaut de l’armée algérienne!

Bien sûr, l’armée algérienne renforce alors son image face aux occidentaux d’allié de confiance dans la lutte globale contre la terreur (GWOT). Par contre l’armée ne savait pas qu’il s’agissait d’une opération pilotée par le DRS. Mais l’essentiel était sauf !

Un ethnologue anglais qui avait été mandaté par BP auparavant pour faire l’analyse des risques sur le site avait rendu son rapport puis avait été écarté de la suite des aventures de la joint venture. La Sonatrach, donc le pouvoir algérien, avait imposé sa vision des choses en matière de sécurité. A tel point que le responsable de la sécurité, Paul Morgan démissionnera fin 2012. Jeremy keenan mena alors sa propre enquête. Il est intéressant de lire le rapport circonstancié et très détaillé de Keenan. De lire le livre de Murielle Ravey, l’infirmière du site qui a survécu en s’enfuyant. Il n’est pas le seul à s’être posé des questions sur cette opération rondemment menée par les forces algériennes. Il y a eu aussi les contributions de John Schindler. Il y a eu les témoignages de 2 ex cadres, Haroune Hacine, un ancien capitaine du DRS, et Ahmed Chouchane, un ancien capitaine et instructeur du GIS commandé par le général Hassan. Quel a été le rôle de Sultan Ould Badi? Il était directement placé sous la protection du général Rachid (‘Attafi’) Lallali.

Guantanamo algérien !

Vous découvrirez alors que Bouchneb, le lieutenant de MBM était un visiteur très régulier du camp d’entraînement secret du DRS situé non loin de là, à Tamouret.

Qu’avait donc ce camp de si particulier pour que tout le commando soit réduit au silence, pour que toutes les traces soient effacées, pour que 3 ministres anglais acceptent de signer un certificat d’immunité d’intérêt public envers l’Algérie (Jack Straw (Secrétaire d’Etat), Geoffrey Hoon (ministre de la Défense) et Robin Cook (Secrétaire aux Affaires Etrangères) ? Quel rôle à joué le Général Hassan ? Pourquoi Hillary Clinton s’est interessée dans ses emails à MBM ?

Nous devons revenir en arrière pour bien comprendre. En effet, il existe des accords secrets entre la France et l’Algérie sur le respect de la zone d’influence de chacun, notamment le DRS avait reçu la responsabilité de la gestion du terrorisme en Afrique du Nord… En 2012, le DRS a décidé de soutenir l’insurrection islamiste pour contrer la rébellion Touareg qui était montée en puissance avec les aventures du petit Nicolas en Lybie. Le DRS crée alors 2 groupes islamistes à côté d’AQMI (Al Qaïda au Maghreb Islamique) déjà en place, il y aura Ansar al-dine dirigé par lyad ag Ghali et le Mouvement pour l’unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) d’obédience Malékite (Maroc) qui deviendra EIGS, dirigé par le DRS. Les trois groupes devaient s’allier avec le MNLA touareg (soutenu secrètement par la France) puis détruire la crédibilité du mouvement par Zoubatovisme ! Mais Ansar al-dine a défait le MNLA pendant la bataille à Tombouctou et Gao! Ansar al-dine devenait alors tout puissant ce qui ne pouvait plaire aux intérêts français. Accessoirement, le DRS ne voulait pas que les français neutralisent ses cadres infiltrés, mais surtout avec l’arrivée de l’armée, la france mettait la mains sur les ressources de Taoudénit, à proximité de Tombouctou ! (3éme réserve mondiale estimée de pétrole et gaz!!!) auquel il faut rajouter les terres rares (1°réserve), or, hydrogène, phosphates sur une zone de la taille de la France !

Tamouret (situé dans la montagne de Tassili-n-Ajjer, à 260 kms au sud d’In Amenas, mais dans la même wilaya, près de l’Oued Samene) avait été créé en 2004–05, fonctionna jusqu’en 2008–09 puis sera déménagé vers Tassili-n-Ahaggar pour être relocalisé entièrement dans le nord du Mali, dans l’enclave de Kidal près de Tessalit, dans la vallée du tigargar vers 2009. Le camp sera complétement démantelé par la légion étrangère en 2012.

Le général Rachid « Attafi » fréquentait le camp presque tous les jours. Tamouret servait aussi à endoctriner, à entraîner des jeunes marginaux, à les armer et à les lancer sur des cibles désignées. Ils étaient tués au moindre doute ou après leur mission. Ils servaient de cible pour les tireurs d’élites ou pour les égorgements.

Le camp avait une capacité de 270 personnes constituées essentiellement d’Algériens, d’Egyptiens, de Tunisiens, de Maroc, Lybiens voire Nigeriens, Yemen ou Somalie voire Asie Centrale.

Alors pourquoi les occidentaux ont-ils couvert ce Guantanamo Algérien ?

Et bien, lors de leur arrivée au camp pour un stage djihadiste, les choses étaient organisées avec photo d’identité, empreintes voire ADN puis étaient transmises aux agences américaines et britanniques. Il semble que Tamouret aurait permis de fournir l’identité de centaines, voire de milliers de terroristes d’Al Qaïda !

Maintenant, au fur et à mesure de nos lectures, nous avons relevé un élément de langage des militaires français, interviewé au cours des opérations du G5 Sahel, l’expression « sanctuaire ». Or, Tamouret a été déménagé définitivement dans le nord Mali en 2009. Faut-il y voir un lien ? Aucun ! Sans doute, puisque Tamouret n’a jamais existé… Et que le « sanctuaire » désigne l’enclave de Kidal sur la frontière algéro-malienne qui est un vrai sanctuaire (la partie algérienne est interdite aux français notamment). Quelle est l’influence de l’Algérie sur le Mali ? Jusqu’à quel point l’Algérie est responsable des malheurs du Mali?

Bibliographie :

Les ombres de Tibhirine de Pierre Siramy— ISBN 9782258090316

La sale guerre de Habib Souaïdia — ISBN 9782707171504

Chronique des années de sang de Mohammed Samraoui — ISBN 9782207254899

Algérie — Procès d’un système militaire de Kamel Lakhdar Chaouche — ISBN 9782360930838

La république de sa majesté de Omar Brouksy — ISBN 9782369425793

In Amenas, histoire d’un piège de Murielle Ravey et Walid Berrissoul — ISBN 9782732462295

Les chasseurs noirs, la brigade Dirlewanger de Christian Ingrao — ISBN 9782262030674

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Animal d'histoires et de récits

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